Grève à la clinique Floréal de Bagnolet

Mise à jour du lundi 28 novembre 2022

Retour sur le piquet de grève, après le passage délicat du week-end.
Les salarié·es sont toujours mobilisé·es. Vers 9h30, ce sont les politiques qui viennent rendre visite aux grévistes : les députés des circonscriptions environnantes, Aurélie Trouvé et Alexis Corbière, ainsi que François Dechy, Maire de Romainville.

Il est rappelé que la clinique Floréal de Bagnolet a dégagé un résultat de 2 millions d’euros en 2021 pour un chiffre d’affaire de 23 millions, juste après avoir été achetée par le groupe ALMAVIVA. Ce résultat n’a pas empêché ce groupe de mener une politique salariale des plus archaïques ; ce qui a provoqué pas moins de 46 démissions depuis un an.

La fédération CGT des hôpitaux privés a repéré plusieurs irrégularités sur les fiches de paie, notamment, la sur-cotisation pour la prévoyance et le non versement de la prime d’urgence aux salarié·es, alors que l’entreprise ALMAVIVA l’a touchée de l’État. Nous savons que l’employeur a dores et déjà reconnu qu’il n’était pas dans la conformité sur ces points et qu’il s’engageait à rectifier le tir. Affaire à suivre, dans quelques jours, sur les fiches de paie.

Rappelons, enfin, que les salarié·es de la clinique Floréal demandent une revalorisation salariale pour tou·tes de 200 €.

Ces trois personnalités politiques s’engagent à envoyer un courrier au préfet afin que les pouvoirs publics interviennent auprès du Goupe ALMAVIVA pour que les revendications des salarié·es soient prises en compte.

Depuis vendredi un rendez-vous de reprise de négociation salariale est fixé à 10 heures. Les salarié·es sont prévenu·es qu’il y aura un retard, sans autre précision.

À 10h30, les salarié·es décident de monter en délégation pour forcer la rencontre. Environ une heure plus tard, la délégation redescend pour informer l’assemblée : la direction de la clinique Floréal n’a absolument pas avancé de l’ombre d’un pouce par rapport à ce qu’elle indiquait vendredi.

On ressort aux grévistes la même proposition scabreuse d’une prime de flexibilité d’un montant non défini, si ce n’est qu’il serait inférieur à 100 €. Bref le groupe ALMAVIVA joue clairement le pourrissement de la situation.

La grève est reconduite

Rendez-vous demain, 8 heures !

Mise à jour du samedi 26 novembre 2022

Point d’étape
Contrairement aux menaces de jeudi, il n’y a donc pas eu de fermeture pendant le week-end. De toute façon, avec les 40 réquisitions gracieusement octroyées vendredi par la préfecture, le fonctionnement ordinaire de la clinique Floréal est loin d’être compromis.

Après trois jours de grève, la direction de la clinique n’a guère avancé. Vendredi soir elle s‘est contentée de proposer des ajustements qui ne dérogent en rien au droit commun conquis par la convention collective de l’hospitalisation privée : le fameux « avenant 32 ».

Les autres propositions concernent, pour l’essentiel, des primes, lesquelles sont par définition non pérennes. De plus elles ne répondent en rien aux demandes des salarié·es : la prime de flexibilité, comme le nom l’indique, contribue directement aux dégradation de conditions de travail quant à la prime d’intéressement, il s’agit d’une participation aux résultats de l’entreprise. Autant dire que l’employeur garde la main sur le montage comptable de cet hypothétique partage du profit de l’entreprise.

Enfin, dernières propositions de la direction : une promesse concernant la refonte de la grille des salaires.

Les salarié·es de la clinique Floréal de Bagnolet ne veulent pas des promesses ni des propositions humiliantes ou dérisoires. La revendication est d’une extrême simplicité : la revalorisation de tous les salaires de 200 €.

Après trois heures de négociation, vendredi soir, la direction du groupe ALMAVIVA de la clinique Floréal de Bagnolet a louvoyé sans répondre à cette revendication.

Les salarié·es ont donc décidé de reconduire la grève.

Prêt·es pour le piquet de grève, dès lundi, 9 heures !

Mise à jour du vendredi 25 novembre 2022

Ce matin, ce sont pas moins de 40 salarié·es grévistes qui ont été réquisitionné·es sur 4 jours à la clinique Floréal de Bagnolet ! Après l’épisode de la contre offensive de l’État dans le secteur des carburants de cet automne, la stratégie pour s’opposer au droit de grève par la réquisition semble se généraliser.

D’après ce qui a été recensé par les salarié·es, ces réquisitions ne sont pas du tout organisées pour répondre aux nécessités du maintien des urgences. Elles sont bien souvent incohérentes du point de vue de la logique de l’organisation classique du travail. Sur certains secteurs les agents sont en sureffectifs, dans d’autres cas, les effectifs ne permettent pas un fonctionnement normal. L’objectif est clairement de casser le mouvement de grève.

Contrairement à ce qui avait été annoncé hier, il n’y aura pas de fermeture de la clinique ce week-end.

Les grévistes ont obtenu un rendez-vous pour une négociation ce jour même à 15 heures.

Suite au courrier envoyée par la fédération CGT des hôpitaux privés à la direction du groupe Almaviva, faisant état d’irrégularités constatées sur les fiches de paie (sur-cotisation sur la prévoyance et non versement de la prime d’urgence), la direction de la clinique Floréal de Bagnolet, a fait savoir aux salarié·es qu’un rectificatif serait effectué pour se mettre en conformité. Les salarié·es sont en droit d’obtenir un versement avec effet rétroactif sur 3 mois.

Les médecins, qui ne sont pas salariés car la plupart exercent en libéral dans la clinique, ont affirmé leur solidarité avec les salarié·es grévistes.

Après plus de trois heures de négociation, la délégation expose aux grévistes l’essentiel des propositions de la direction :

  • Application de l’avenant 32 (qui est une obligation)
  • Mise en place d’une prime de flexibilité
  • Mise en place d’une prime de participation
  • Mise en place d’une hypothétique révision de la grille des salaires

Les primes, par définition, ne sont nullement pérennes.La participation est obligatoirement liée à un résultat positif sur le compte d’exploitation, or tout porte à penser qu’il ne le sera pas à la clinique Floréal, notamment en raison des nécessité d’investissements.

La demande d’une revalorisation salariale de 200 € n’est absolument pas prise en compte. Les salarié·es présent·es votent à l’unanimité la poursuite de la grève. Les autres salarié·es seront contactés dans la soirée pour les consulter afin de confirme ou d’infirmer ce vote.

A suivre !

Mise à jour du jeudi 24 novembre 2022

À propos des réquisitions

Rectificatif : ce sont 7 salarié·es (et non 4) qui ont été réquisitionné·es hier pour deux jours (hier et aujourd’hui).
Ce matin, la direction a réquisitionné à nouveau 16 autres personnes, soit 25 grévistes obligés de reprendre le boulot aujourd’hui. Ces procédures, qui ont été validées par l’agence régional de santé (ARS) et la préfecture représentent une entrave au droit de grève. D’autre part, les réquisitions ont été envoyées par mail, au lieu d’être données en main propre, ce qui n’est pas la procédure réglementaire.

L’aide de la Fédération CGT de l’Hospitalisation Privée

Eric Lacoste, représentant de la fédération CGT des hôpitaux privés est venu de Montpellier pour rencontrer les grévistes. Son aide est précieuse car il a accompagné la grève qui s’est terminée récemment, après un mois de lutte, à la clinique Toutes Aures de Manosque, laquelle appartient au groupe Almaviva qui est également celui gère actuellement Floréal, depuis son rachat en décembre 2021.

Après avoir observé les fiches de paie des agents de Floréal, Éric Lacoste a repéré que le taux de cotisation pour la prévoyance, sur la part salariée, dépassait le plafond réglementaire, ce qui signifie que les salarié·es versent une somme qui ne peut pas être attribuée à cette couverture. Où va cet argent?

En discutant avec les salarié·es il a aussi pointé d’autres irrégularités, notamment le fait que les heures supplémentaires ne sont décomptées qu’à partir de la 30e minute et que le temps d’habillage de 15 minutes pour les infirmières, qui devrait normalement être compris dans le temps de travail, n’est pas respecté à la clinique Floréal.

Nouvelles négociations

Il y a eu deux étapes de négociation dans la journée. Le matin, après plus de deux heures, la direction a indiqué qu’elle n’accepterait pas d’augmentation globale pour tou·tes les salarié·es mais qu’elle pourrait envisager un traitement au cas par cas.

La négociation reprend l’après midi, après que les salarié·es se soient concerté·es à nouveau pour définir le plus précisément les revendications. L’objectif d’une augmentation brute de 200 € est validée. Les autres aspects (heures sup., cotisations hors barême, etc.) seront traités séparément.

Au retour de la délégation, on apprend que l’employeur refuse la proposition de 200 €, tout en laissant la possibilité de négocier des augmentations « à la carte », sur certains postes. La menace de la fermeture pour le week-end est confirmée. La direction prévoit en conséquence de reprendre la négociation, après le délestage (sortie des patients) prévu demain.

La grève est reconduite.

Ce mercredi 23 novembre 2022 marque le début de la grève des salarié·es de la clinique Floréal, à Bagnolet (Seine-Saint-Denis).

Il y a un mois, la négociation annuelle obligatoire (NAO) n’a eu comme seule proposition de la direction qu’une promesse méprisante de fournir des polaires et des crocs, alors que les salarié·es revendiquaient, pour l’essentiel, des augmentations de salaires.

Ce matin, donc, à l’appel de la section syndicale de la CGT, dès 7 heures, l’écrasante majorité des salarié·es en grève s’est rassemblée devant la clinique avec barnum et sono pour faire entendre dans le quartier leurs revendications.

L’employeur a réquisitionné 7 agents grévistes pour assurer le suivi des opérations médicales et des urgences ; la plupart des rendez-vous ont été annulés. Les médecins et les chirurgiens ayant, pour l’essentiel, le statut de profession libérale ne sont pas salariés mais certains sont venus exprimer leur soutien au personnel en grève.

Une délégation des grévistes a été reçue par la direction vers 10h30. Deux plus tard, ces salarié·es grévistes ont annoncé à leur camarades que la direction accepterait de reprendre la NAO dans l’après-midi, à condition que s’arrête la grève.

La poursuite de la grève a été votée à l’unanimité.

À suivre, dès demain !

Qui vote pour arrêter de la grève?

Qui vote pour continuer la grève?

Informations complémentaires:

À propos du groupe Almaviva, propriétaire de la clinique Floréal (Wikipédia)
A Manosque, la grève continue dans la clinique d’Almaviva (Fédération Santé de la CGT)

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